Depuis plus de 10 ans, nous observons la propagation des chenilles processionnaires sur le territoire francilien. Aujourd’hui, si certains départements comme les Yvelines ou la Seine-et-Marne sont particulièrement touchés par cette problématique, les chenilles processionnaires sont bel et bien présentes aussi bien dans les villes qu’en milieux naturels, et ce sur toute la région Île-de-France.

Leurs cycles de développement ont également été modifiés du fait du réchauffement des températures, et les processions de nymphoses qui avaient lieu en mars il y a une dizaine d’années ont désormais lieu dès les mois de novembre ou décembre.

Danger des chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires représentent un véritable danger pour l’être humain, principalement à cause des poils qu’elles possèdent. Ces poils renferment une toxine particulièrement urticante et allergisante, susceptible de provoquer des irritations cutanées et oculaires chez les personnes exposées dans des zones infestées.
Lorsqu’elles se sentent menacées, ces chenilles dispersent leurs poils dans l’air au gré du vent. Les poils, munis de petits crochets, peuvent facilement s’accrocher aux vêtements ou à la peau. Cette fixation provoque des démangeaisons qui incitent à se gratter. Ce geste peut entraîner l’éclatement des poils, ce qui libère la toxine responsable des réactions irritantes.
Chez les animaux, les chenilles processionnaires du pin sont particulièrement dangereuses. Il n’est pas rare qu’un animal entre en contact avec les poils urticants, que ce soit en léchant ou en mordant une chenille, ou en manipulant une branche portant un nid.
La toxine libérée par les poils peut causer des dégâts irréversibles. Parmi les conséquences les plus graves, on note la perte de la langue, qui peut entraîner la mort

Quelles solutions techniques pour lutter contre?
Face à la processionnaire du pin, il existe plusieurs mesures de gestion qui se présentent comme des alternatives efficaces aux traitements phytosanitaires ou biocides. Parmi ces solutions, on peut notamment citer les pièges à procession, qui empêchent les chenilles de descendre des arbres et contribuent ainsi à limiter leur dispersion.

L’utilisation de phéromones constitue également une méthode intéressante. Différentes formulations de phéromones sont disponibles et peuvent être employées selon la stratégie de régulation souhaitée, qu’il s’agisse de perturber le comportement des chenilles ou d’effectuer un captage ciblé. L’échenillage, qui consiste à tailler les rameaux ou les branches portant des nids de chenilles, représente une autre technique adaptée. Ce procédé permet d’éliminer physiquement les foyers de chenilles, réduisant ainsi la pression parasitaire sur les arbres.

La processionnaire du pin : une espèce surveillée
L’INRAE développe un outil prédictif du risque d’urtication lié aux chenilles processionnaires. Pour cela, il met en place un réseau de pièges connectés permettant la collecte en continu des données de suivi du vol des papillons de processionnaire du pin.
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