Penser que le progrès technique moderne est forcément mieux qu’une technologie passée.
Avec tous les enjeux du 21ème siècle, la faux a bien plus d’avenir que la débroussailleuse ou le rotofil.
Dans de nombreux cas la faux est toute aussi rapide que ces dernières, et a des avantages au delà de l’écologie :

- Moins chère à l’achat et son usage est gratuit
- Moins de bruit qu’une débroussailleuse.
- Pas de vibrations et beaucoup moins de problèmes de fatigue.
- Pas de pannes, elle démarre tous les jours, et peut même travailler le dimanche et les jours fériés
- Ne hache pas et ne broie pas les végétaux, ce qui permet de nourrir les animaux avec (on ne peut pas donner de l’herbe aux lapins avec une herbe coupée au rotofil ou à la débrou)
- Evite la propagation d’espèces invasives pour le même point que précédemment. La faux est même clairement recommandée pour les espèces comme la renouée du japon et la grande berce, dont cette dernière est très dangereuse à couper avec un outil motorisé qui disperse sa sève toxique.
- Une meilleure précision, on conserve plus facilement les espèces rares et les semis naturels.
- On peut travailler par tout temps, même sous la pluie, sur herbes gelées et dans l’eau pour entretenir les zones humides.
- Ne fait pas fuir les espèces protégées et ne broie pas les insectes.
- Permet de facilement exporter la matière organique à l’aide d’un râteau et d’une fourche.
- Pas de projections dangereuses.
Au jardin, la faux peut servir à faucher l’herbe haute, les prairies fleuries, l’engrais vert ou à débroussailler une zone en friche.
Attention : la lame de la faux n’apprécie pas les terrains caillouteux, trop irréguliers ou remplis de taupinières.
Pour garantir un travail efficace et agréable, il est essentiel d’acquérir les compétences nécessaires à l’utilisation de la faux. Cet outil, qui nécessite une prise en main à deux mains et un mouvement de balancier précis, demande généralement plusieurs jours voire plusieurs semaines pour être maîtrisé. Afin d’assimiler correctement cette technique, il est recommandé d’observer des démonstrations, disponibles notamment au travers de nombreuses vidéos en ligne.
Quelques règles à respecter :
- le buste ne pivote pas durant le fauchage;
- le balancement des bras maintenant la faux est régulier et la lame circule dans un rayon précis;
- la lame est toujours positionnée à ras du sol ( le tranchant à environ 1 cm du sol), à l’horizontale.
Le geste bien maîtrisé et la lame bien aiguisée, l’utilisation de la faux se fait sans utiliser la force.
Bien choisir la taille de votre manche de faux
D’après votre taille corporelle:
Manche 150cm Pour une taille de 1m40 à 1m75
Manche 160cm Pour une taille de 1m65 à 1m85
Manche 170cm Pour une taille de 1m80 à 2m05
Manche 180cm Pour une très grande taille
Pour en savoir plus: 1 – Mesurer pour choisir la taille de son manche de faux – Comptoir de la faux
Choisir sa lame:
Chaque bonne lame de faux est unique, mais la plupart des faucheurs d’aujourd’hui sont d’accord pour distinguer ces 3 catégories de lames de faux
- Les lames de fauchon : Epaisseur > à 1,2mm, métal très dur (Fux), plutôt courte : longueur 40 à 50cm.La plupart des fauchons sont uniquement aiguisées à la pierre grossière toutes les 3 à 4 minutes de fauche.
- Les lames polyvalentes : Epaisseur > 1mm; Longueur 35cm à 55cm.
La solidité est privilégiée dans la structure de la lame : assez large, avec une pointe épée pour la protéger des chocs contre les pierres.
S’aiguisent uniquement à la pierre si la solidité est recherchée, pour un usage proche d’un fauchon.
Une lame polyvalente peut aussi être battue pour être plus proche d’une lame à herbe. - Les lames spécialisées herbe : Fines : épaisseur < 1mm; Longueur 55 à 90cm
Ce sont les lames les plus efficaces sur prairies et pelouses, pour les foins ou les récoltes, les moissons.
Toutes les lames spécialisées herbe sont déformables à froid et donc peuvent être battues avec marteau + enclumette.

A propos de la longueur :
Une lame courte (moins et jusqu’à 60cm) sera plus maniable pour les espaces réduits ; plus précise ; plus efficace pour l’herbe couchée et la végétation emmêlée.
Pour une lame spécialisée herbe, une lame plus courte peut être aiguisée uniquement à la pierre.
L’affûtage de la lame
Deux étapes:
- Le martelage à pour but de frapper la lame posée sur une enclumette (petite enclume), à l’aide d’un marteau adapté, dans le but d’étirer (rendre plus fin) le côté tranchant.
- L’aiguisage à l’aide d’une pierre à aiguiser naturelle, à grain fin, que l’on utilise avec de l’eau, est une opération nécessaire plusieurs fois lors du fauchage d’une grande surface. C’est pour cela que le faucheur porte habituellement, à la ceinture, un coffin, un petit étui rempli d’eau dans lequel est rangée la pierre à aiguiser.
Un bon faucheur entretient son outil régulièrement : une faux a besoin d’être aiguisée et battue. Aussi, avec des gestes précis, Gilbert Costilhes perpétue cette coutume ancestrale.



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